- France
- Dungeon Synth
- Indépendant
- 29 mai 2026
Chaque année, la scène française de dungeon synth réserve son lot de bonnes surprises entre les sorties plus conséquentes — il faudra avoir quelques mots pour l’excellente nouvelle mouture de Necrocachot. En ce printemps bien installé, c’est le projet Abyssian Artifacts qui se dévoile aux yeux du monde à l’aide de sa première sortie, Crystal Sword. Avec les tons étonnants de l’artwork qui lui sert de pochette, ce petit EP attire autant l’œil que son contenu délecte les oreilles. Au même titre que le guerrier allongé qui est représenté sur la pochette, on a bien envie de prendre une pause au son des mélodies cristallines offertes par Abyssian Artifacts.
Les peintures sur toile ne sont pas ce qu’il y a de plus répandu pour illustrer les albums de dungeon synth, encore moins dans les tons vert criards que l’on observe sur l’artwork réalisé par Christopher Clough. Abyssian Artifacts a du moins le mérite de s’appuyer sur un élément qui ne laisse pas indifférent et qui introduit on ne peut mieux sa musique. Crystal Sword porte bien son nom et propose trois titres assez charnus, pour un total atteignant presque le quart d’heure de réjouissances célestes. Très bon mélodiste à l’évidence, Abyssian Artifacts fait étalage d’un certain goût pour les sons liquides, purs et éclatants — je vous avais bien dit que le nom de l’album était approprié.
Le gros du contenu musical est représenté dans le titre éponyme, et laisse à entendre une succession délicieuse de sonorités plus légères et sautillantes les unes que les autres. Dans le petit apparat thématique inclus à l’album par l’artiste, il est question de satin, de coraux, de nacre, et même des « volutes laiteuses de l’arche céleste éternelle ». Le ton est donné, et le contenu de chacun des trois titres illustre parfaitement ce parti pris en faveur de ce que le dungeon synth sait faire de plus rêveur. Même les percussions — incarnées par tambours et tambourins —, qu’on entend particulièrement sur « Omniscient Orb », semblent être faites de velours.
Crystal Sword est une sortie très courte, mais elle a le mérite de proposer un véritable univers sonore et graphique. Le tout sonne juste et se montre très pertinent. Par ailleurs, Abyssian Artifacts a sorti une compilation sur laquelle figurent deux titres de plus attribués au projet — au sein de titres des autres projets de l’artiste, parmi lesquels on trouve notamment Glaring Spires et Malebrume. De quoi prolonger l’expérience doucereuse et apaisante offerte par cette première sortie de grande qualité.
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Every year, the French dungeon synth scene delivers its share of pleasant surprises alongside the more substantial releases — a few words will have to be devoted to Necrocachot’s excellent new offering in due time. Now that spring has fully settled in, it is the project Abyssian Artifacts that reveals itself to the world through its debut release, Crystal Sword. With the striking hues of the artwork adorning its cover, this little EP is as pleasing to the eye as its contents are to the ear. Much like the reclining warrior depicted on the cover, one feels inclined to take a moment of respite while listening to the crystalline melodies offered by Abyssian Artifacts.
Canvas paintings are hardly the most common choice for illustrating dungeon synth albums, even less so in the vivid green tones displayed on the artwork created by Christopher Clough. Abyssian Artifacts at least has the merit of relying on an element that leaves no one indifferent and serves as a perfect introduction to its music. Crystal Sword wears its title well, offering three fairly substantial tracks for a total of nearly fifteen minutes of celestial delight. Evidently a gifted melodist, Abyssian Artifacts displays a certain fondness for liquid, pure, and radiant sounds — I did tell you the album’s title was fitting.
The bulk of the musical content is concentrated in the title track, which presents a delightful succession of increasingly light and playful sonorities. In the small thematic note accompanying the album, the artist speaks of satin, coral, mother-of-pearl, and even the “milky swirls of the eternal celestial arch.” The tone is set, and the content of each of the three tracks perfectly embodies this commitment to the most dreamlike qualities dungeon synth has to offer. Even the percussion — embodied by drums and tambourines, particularly audible on “Omniscient Orb” — seems as though it were made of velvet.
Crystal Sword is a very short release, yet it succeeds in presenting a genuine sonic and visual universe. Everything feels right and proves remarkably effective. Furthermore, Abyssian Artifacts has contributed to a compilation featuring two additional tracks attributed to the project, among pieces from the artist’s other endeavors, notably Glaring Spires and Malebrume. A welcome opportunity to extend the gentle and soothing experience offered by this high-quality debut release.
